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Toutes les questionsPARCOURS DE LECTURE 07 / 07

Les fruits de la foi chrétienne

Du soin des malades et des orphelins à la résistance à l’esclavage et au racisme : les fruits publics de la foi chrétienne, les fautes qu’elle condamne et le Seigneur qui nous appelle à la repentance.

EN BREF

Qu’a apporté au monde la foi en Christ, et comment devons-nous juger les fautes de ceux qui portent son nom ?

L’amour du prochain a inspiré des hôpitaux chrétiens, des soins aux orphelins et une résistance coûteuse à l’esclavage et au racisme. Ces fruits montrent ce que peut devenir l’obéissance à Christ ; les fautes chrétiennes doivent être jugées selon ses commandements. La richesse ne prouve pas qu’une religion soit vraie, ni la pauvreté qu’elle soit fausse, et ni la richesse ni le pouvoir ne peuvent nous réconcilier avec Dieu. Christ donne le salut par grâce, renouvelle le cœur et appelle son peuple à un service miséricordieux. Notre espérance durable est la vie éternelle en lui.

Grégoire de Nazianze, Discours 43, §§63–64 : la charité de Basile Frederick Douglass, autobiographie (1845), appendice, premiers paragraphes Éphésiens 2:8–10 : salut par grâce et vie de bonnes œuvres (KJV, en anglais)

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01 Les paroles de Jésus

L’amour doit devenir visible

L’amour de Dieu et du prochain a poussé des chrétiens à accueillir les malades, élever des orphelins, résister à l’esclavage et affronter l’injustice. Ce sont les fruits publics d’une foi qui commande un amour prêt au sacrifice. Jésus avertit aussi que l’appeler Seigneur n’excuse pas la désobéissance. Le même critère chrétien qui inspire la miséricorde expose les péchés des chrétiens qui le trahissent. Notre conduite honore-t-elle le Seigneur dont nous portons le nom ?

Matthieu 22:34–40 : aimer Dieu et son prochain (KJV, en anglais) Matthieu 7:15–23 : le fruit et la profession vide (KJV, en anglais)

Dans la parabole du voyageur blessé, un prêtre et un lévite passent leur chemin, tandis qu’un Samaritain s’arrête, soigne les blessures et paie pour la poursuite des soins. Jésus fait de cet étranger miséricordieux l’exemple à suivre. La compassion exige du temps, de l’argent et la volonté de s’approcher de la souffrance d’autrui. La position religieuse ne peut la remplacer. C’est selon ce critère que la charité chrétienne et les fautes chrétiennes doivent être examinées.

Luc 10:25–37 : le Samaritain miséricordieux (KJV, en anglais)

02 Hôpitaux et soins aux orphelins

La conviction devient accueil et soin

À Césarée, au quatrième siècle, Basile décrivait l’hébergement des étrangers et les soins médicaux aux malades, avec notamment des médecins et des moyens de transport. Grégoire de Nazianze décrivait l’établissement charitable hors de la ville et les soins personnels de Basile aux personnes atteintes de la lèpre, que les autres fuyaient. Grégoire comprenait ces soins comme une imitation de Christ. Leur témoignage montre la miséricorde chrétienne prenant une forme institutionnelle : ressources, soins médicaux et attention personnelle offerts aux pauvres, aux malades et aux rejetés.

Basile, Lettre 94 à Élie : soins médicaux pour les étrangers Grégoire de Nazianze, Discours 43, §§63–64 : la charité de Basile

À Bristol, George Müller a consigné l’accueil des premiers enfants dans sa maison pour orphelins le 11 avril 1836. Son rapport du 18 mai comptait vingt-six enfants confiés à une directrice et une gouvernante. Son projet comprenait une éducation chrétienne ainsi que des soins corporels, et il attribuait ouvertement son soutien à Dieu. Son récit donne un exemple concret de foi exprimée par une responsabilité durable envers les enfants. Les orphelins avaient besoin d’un foyer et de soins quotidiens, pas seulement de paroles de sympathie.

George Müller, autobiographie, Partie 1 : rapport du 18 mai 1836, points 3–6

03 Abolition, égalité et réforme

La foi chrétienne peut contester les fautes chrétiennes

La pétition de Germantown de 1688 appliquait la Règle d’or contre l’asservissement des Noirs. Ses auteurs demandaient à leurs frères quakers de considérer le vol d’êtres humains et la séparation des maris, des épouses et des enfants. Les assemblées élargies ont ajourné la pétition et ne l’ont pas soutenue. Les deux faits appartiennent à cette histoire : le raisonnement chrétien a fourni une protestation contre l’esclavage, et une institution chrétienne n’a pas répondu à cette protestation par la justice.

Pétition de Germantown contre l’esclavage, 1688 : transcription et réponses des assemblées

Frederick Douglass a nettement établi cette distinction dans l’appendice de son autobiographie de 1845. Il affirmait le christianisme de Christ tout en condamnant la religion qui défendait la possession d’esclaves, le fouet et la destruction des familles. Il ne demandait pas aux esclaves de fermer les yeux sur l’hypocrisie chrétienne. Il la dénonçait. Son argument mettait les chrétiens au défi d’obéir au Christ qu’ils professaient plutôt que d’utiliser la religion pour protéger le pouvoir et le profit.

Frederick Douglass, autobiographie (1845), appendice, premiers paragraphes

La Lettre de la prison de Birmingham de Martin Luther King Jr., datée du 16 avril 1963, défendait la résistance non violente à la ségrégation au nom de sa vocation chrétienne. Il réprimandait aussi les Églises qui s’opposaient au mouvement pour la liberté ou gardaient le silence. Certains chrétiens ont marché et souffert ; d’autres ont fait obstacle à la justice. Son témoignage donne aux chrétiens des raisons de résister au racisme et de se repentir des fautes de leurs propres institutions. Le silence d’une Église ne devient pas juste parce que ses vitraux sont beaux.

Martin Luther King Jr., Lettre de la prison de Birmingham, 16 avril 1963

Josephine Butler s’est également opposée à l’injustice envers les femmes. Elle défendait leur éducation et a contribué à mener la campagne contre des lois imposant des examens intimes obligatoires aux femmes soupçonnées de prostitution, sans examen équivalent pour les clients masculins. Ses mémoires fondaient les principes qu’elle défendait sur l’éthique de Christ et relataient l’opposition d’éminents hommes d’Église. La loi d’abrogation fut promulguée le 16 avril 1886. Son œuvre montre une femme chrétienne combattant un double standard sexuel, plutôt qu’acceptant l’humiliation comme la place qui reviendrait aux femmes.

Josephine Butler, Souvenirs personnels (2e éd. 1898 ; édition de 1910 utilisée), chapitres II–III, pp. 34–38 Northumberland Archives : campagnes de Butler pour l’éducation et contre les lois sur les maladies contagieuses Loi d’abrogation des lois sur les maladies contagieuses, 16 avril 1886, section 2

04 Une objection équitable

Reconnaître les réalisations de notre prochain

D’importants travaux intellectuels et médicaux ont aussi vu le jour dans le monde islamique médiéval. Al-Khwarizmi enseignait des méthodes systématiques pour résoudre des classes d’équations du second degré. Le Livre d’optique d’Ibn al-Haytham a fait progresser l’étude de la lumière. Le traité de chirurgie d’Al-Zahrawi décrivait des interventions et des instruments, et circulait en traduction latine. Ce sont des contributions identifiables. La conviction chrétienne exige de dire la vérité à leur sujet.

MacTutor de St Andrews : équation du second degré résolue par al-Khwarizmi et méthode générale Bibliothèque Houghton de Harvard : Livre d’optique d’Ibn al-Haytham et édition latine de 1572 British Library, Add MS 36617 : traité de chirurgie d’al-Zahrawi en latin

Une réalisation ne rend pas vraies toutes les affirmations religieuses de son auteur, et une atrocité n’efface pas toutes les réalisations de la société dans laquelle elle s’est produite. La langue arabe, le pouvoir musulman, l’appartenance ethnique et la croyance personnelle sont distincts. Il s’agit d’examiner ce que les gens ont enseigné et fait, tout en reconnaissant l’humanité de notre prochain. Le commandement de Jésus d’aimer ne donne pas aux chrétiens la permission de déformer l’histoire d’un autre peuple.

Matthieu 22:34–40 : aimer Dieu et son prochain (KJV, en anglais)

05 Les conquêtes et les croisades

Le contexte ne rend pas la cruauté juste

Le contexte de la première croisade comprend les conquêtes musulmanes antérieures de terres sous gouvernement chrétien. Des armées arabes ont conquis la Syrie, Jérusalem et l’Égypte sous domination byzantine au septième siècle. Plus de quatre siècles plus tard, l’empereur byzantin a demandé une aide occidentale contre la puissance turque, et Urbain II a appelé à une expédition en 1095. L’appel byzantin et la proclamation religieuse du pape appartiennent au contexte immédiat. Les siècles intermédiaires ont connu des gouvernants et des conflits différents ; ils ne peuvent être réduits à une seule bataille.

Metropolitan Museum : Méditerranée orientale, 500–1000, événement de 634–644 Metropolitan Museum : Égypte, 500–1000, conquête de 639–642 Jonathan Harris (2014), Byzance et la première croisade, manuscrit accepté, pp. 1–5 Urbain II, lettre aux fidèles de Flandre, décembre 1095 : document 6

En 1099, Jérusalem était aux mains des Fatimides, et non des mêmes conquérants du septième siècle ni des souverains seldjoukides qui menaçaient Byzance. Les récits de participants à la croisade décrivent le meurtre d’hommes et de femmes après la chute de la ville, y compris de personnes auxquelles une protection avait auparavant été offerte. Les lecteurs chrétiens doivent affronter ce témoignage. Les conquêtes antérieures apportent un contexte historique ; elles ne peuvent sanctifier le meurtre de personnes sous protection. Ni une croix sur une bannière ni l’évocation de torts passés ne font de la cruauté une obéissance à Christ.

Luc 10:25–37 : le Samaritain miséricordieux (KJV, en anglais) Metropolitan Museum : Méditerranée orientale, 1000–1400, Jérusalem en 1099 Récits de croisés sur Jérusalem, juillet 1099 : documents 4–5

06 Les responsabilités présentes

Nommer l’injustice et défendre la personne

Le même sérieux est nécessaire aujourd’hui. L’UNICEF a rapporté en août 2026 que les autorités talibanes d’Afghanistan avaient interdit aux filles l’enseignement scolaire au-delà de la sixième année de scolarité depuis septembre 2021, et aux femmes l’université depuis décembre 2022. Priver les filles d’instruction parce qu’elles sont des filles est une injustice. L’UNESCO désigne l’Afghanistan comme le seul pays imposant officiellement cette exclusion au-delà de l’enseignement primaire. L’accusation doit donc viser la politique des talibans plutôt que toute société musulmane.

UNICEF, 14 août 2026 : exclusion des filles du secondaire et des femmes de l’université en Afghanistan UNESCO, 11 août 2026, mis à jour le 19 août : exclusion de l’enseignement formel en Afghanistan

La Mauritanie présente une autre défaillance. Le rapport de juillet 2023 d’un rapporteur de l’ONU décrivait la persistance d’un esclavage fondé sur l’ascendance malgré une législation le criminalisant. Une compilation de l’ONU de novembre 2025 signalait la persistance de pratiques analogues à l’esclavage dans les zones rurales. Une interdiction sur le papier ne suffit pas lorsque des personnes restent asservies. Les victimes ont besoin de protection et d’une application effective de la loi. Ces constats condamnent des pratiques et des défaillances précises ; ils ne montrent pas que chaque Mauritanien y participe ni que tout gouvernement musulman autorise l’esclavage.

Rapporteur de l’ONU sur l’esclavage, 21 juillet 2023, A/HRC/54/30/Add.2, §§20–23, 28–34 Compilation de l’OHCHR, 4 novembre 2025, A/HRC/WG.6/51/MRT/2, §30

07 La réponse chrétienne

La richesse ne certifie pas la sainteté

La Bible prévoit le danger de la prospérité. Deutéronome 8 avertit ceux qui ont mangé, bâti de belles maisons et multiplié leurs richesses de ne pas oublier le Dieu qui les a délivrés, puis d’attribuer à leur propre puissance ce qu’ils ont reçu. Une société peut hériter de dons, s’enrichir et les tourner vers l’orgueil ou la complaisance envers ses désirs. Son éloignement de Dieu ne devient pas un idéal chrétien simplement parce qu’il s’est produit dans un pays au passé chrétien.

Deutéronome 8:10–20 : prospérité et oubli de Dieu (KJV, en anglais)

Un pays riche à majorité chrétienne n’est pas saint pour autant, et un pays riche à majorité musulmane n’a pas prouvé par là que l’islam est vrai. La pauvreté ne prouve la fausseté d’aucune des deux religions. Jésus avertit contre le fait de faire des trésors terrestres notre maître. Jacques condamne les riches qui retiennent le salaire des travailleurs et se livrent aux plaisirs pendant que d’autres souffrent. L’argent peut acheter des bâtiments impressionnants tout en cachant l’injustice. Une défense chrétienne de la charité doit donc rejeter la cupidité, l’exploitation et l’orgueil national dans les sociétés chrétiennes aussi fermement qu’ailleurs.

Matthieu 6:19–24 : le trésor et le service de Dieu (KJV, en anglais) Jacques 5:1–6 : richesse, salaires retenus et oppression (KJV, en anglais)

Les Écritures refusent aussi de protéger la dépravation au sein de l’Église. Paul a réprimandé les Corinthiens parce qu’ils toléraient l’immoralité sexuelle et leur a demandé de traiter les fautes parmi leurs propres membres. La confession chrétienne crée une responsabilité ; elle ne l’annule pas. Lorsque les chrétiens couvrent le péché d’un langage religieux, la réponse est la repentance et l’obéissance à Christ. Son avertissement sur le mauvais fruit doit nous pousser à nous examiner avant de féliciter notre civilisation.

Matthieu 7:15–23 : le fruit et la profession vide (KJV, en anglais) 1 Corinthiens 5 : immoralité sexuelle, cupidité et responsabilité au sein de l’Église (KJV, en anglais)

08 Une invitation

Faites confiance à Christ, pas au bilan d’une nation

Les soins de Basile, le courage des abolitionnistes et le combat d’une femme pour la dignité méritent d’être rappelés. Ils ne peuvent gagner à personne la vie éternelle. L’Évangile chrétien annonce que Jésus-Christ est mort pour nos péchés et qu’il est ressuscité. Le salut est le don de Dieu, reçu par la foi, et non une récompense pour les réalisations d’une nation ou pour nos bonnes œuvres. Ceux que la grâce délivre sont appelés à une vie de bonnes œuvres, et non libérés du devoir d’aimer.

1 Corinthiens 15:1–8 : mort de Christ pour les péchés et résurrection (KJV, en anglais) Éphésiens 2:8–10 : salut par grâce et vie de bonnes œuvres (KJV, en anglais)

Venez à Christ lui-même. Apportez votre péché dans sa lumière au lieu de vous abriter derrière les succès de votre communauté ou de blâmer les fautes d’une autre. Le péché et le mensonge entraînent le jugement ; Dieu a donné son Fils afin que ceux qui croient en lui ne périssent pas, mais aient la vie éternelle. La miséricorde que les chrétiens doivent montrer commence par celle que nous avons besoin de recevoir. Regardez au Sauveur crucifié et ressuscité, dont la grâce nous appelle à la vérité, à la repentance et à un amour prêt au sacrifice.

1 Corinthiens 15:1–8 : mort de Christ pour les péchés et résurrection (KJV, en anglais) Jean 3:14–21 : le Fils élevé, la vie éternelle et la venue à la lumière (KJV, en anglais)

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